architecte certifie "PassivHaus"

“PassivHaus et Minergie P”

Posted by on Aug 20, 2011 in Architecture | 0 comments

“PassivHaus et Minergie P”

Je suis architecte CEPH  “Concepteur Européen PassivHaus”

Il s’agit d’une formation spécifique concernant la construction de tous bâtiments, industriels, logements, écoles, lycées, collèges.

L’intérêt pour la Maison Passive s’est largement accru ces dernières années partout en Europe, notamment en France et le standard de construction “Bâtiment Passif / Passivhaus” est de plus en plus connu des intervenants du secteur du bâtiment. La formation diplômante de Concepteur Européen Maison Passive/PassivHaus (CEPH), lancée en 2008 dans le cadre du projet européen Intelligent Energy-Europe (IEE) est proposée depuis 2009 dans 9 pays européens, dont la France, et vise à développer de manière significative le nombre des professionnels européens reconnus en matière de conception passive.

Un savoir faire spécifique :

Parce qu’un bâtiment passif ne consomme que très peu d’énergie (à peine 10% de l’énergie de chauffage consommée par un bâtiment plus conventionnel), sa conception nécessite un savoir-faire spécifique. Afin de répondre à la demande grandissante de constructions passives, la formation CEPH apporte tous les éléments nécessaires aux professionnels qui veulent développer ce type de constructions.

Cette formation, développée en partenariat avec L’Institut de l’Energie du Vorarlberg (EIV), le Centre de l’énergie de l’Allgäu (EZA) et le PassivHaus Institut de Darmstadt (PHI), est le résultat de 20 années de recherches et de réalisations pour économiser l’énergie dans le bâtiment. Elle couvre un programme intensif de 80 heures qui traite tous les thèmes concernant la conception Maison Passive. Elle est proposée en 2011, à raison de 4 sessions annuelles de 10 jours, par La Maison Passive France, organisme en France habilité à la dispenser, et à faire passer l’examen, délivré par le PassivHaus Institut, Darmstadt.

Une formation diplômante :

Le professionnel qui obtient le diplôme CEPH, après avoir passé un examen identique dans tous les pays d’Europe, est reconnu pour sa capacité à concevoir un bâtiment passif. Il est référencé dans la base de données officielle européenne des concepteurs Maison Passive. La base de données est très utilisée par les investisseurs, les promoteurs et les maîtres d’ouvrages, à la recherche de réelles compétences en matière de construction passive.

Pourquoi se diriger vers le passif ?

On sait aujourd’hui que les prix de l’énergie, non seulement ne baisseront pas, mais pourraient progresser très vite. Que ce soit pour des raisons économiques ou sociales, le passif est actuellement la seule réponse durable au problème de l’énergie dans le bâtiment. Pour rappel, le bâtiment représente en France 42% de la consommation en énergie et 25% des émissions de gaz à effet de serre. Parce qu’il divise ces chiffres par 10, le standard de construction passif prend tout son sens. Le standard passif répond aux exigences du protocole de Kyoto (2050). Il est actuellement la seule base cohérente à la mise en oeuvre d’un bâtiment à énergie positive.

Les Normes :

Moins de 15 kWhm2 en moyenne de consommation annuelle pour le chauffage, soit l’équivalent de 1,5 litre de fioul.

Etanchéité de l’air : 0,6m3/heure, dépression 50 bars.

LES NORMES DE CONSOMMATION MAISON PASSIVE « Passivhaus »

Normandie : 15 kWh/m2   –   Cote d’Azur/Corse : 10 kWh/m2

LES NORMES FRANCAISES DE CONSOMMATION EFFINERGIE « BBC »

Normandie – Est : 65 kWh/m2 – Rhône Alpes – Centre Est : 60 kWh/m2 – Cotentin – Bretagne Est : 55 kWh/m2 – Loire – Charente Maritime – Centre Ouest : 50kWh/m2 – Sud Ouest – Sud Nord : 45 kWh/m2 – Pyrénées Orientales – Cote d’Azur-Corse : 40 kWh/  m2.

Un (1) litre de fioul correspond à 10 kWh

Les moyens à mettre en oeuvre :
a) Formation des utilisateurs
b) Structure étanche à l’air très bien isolée
c) Implantation et orientation du bâtiment
d) Mise en oeuvre de technologies écologiques pour le chauffage
    – Puits canadien
    – Pompe à chaleur (aérothermie ou géothermie)
    – Ventilation double flux avec préchauffage de l’air entrant
    – Capteurs solaires pour production eau chaude sanitaires
Les prix :
Le surcoût  de la construction selon les normes PassivHaus est d’environ 10 et 15%, .
Cet investissement supplémentaire s’amortit sur une durée de 8 à 10 ans, ceci à condition que les tarifs du pétrole et de l’electricité soient constants, ce qui est improbable.
Pour information, les normes BBC, “bâtiment basse consommation” préconisent entre 55 et 65 Kw/m2 pour le chauffage, soit 3,5 fois plus que les normes PassivHaus.
“Maison passive”, c’est une expression, un label ? Au sens français, ce serait un label, car l’appellation ne fait pas l’objet d’un règlement national. Toutefois,  les performances énergétiques de l’habitat passif dépassent celles du Bâtiment Basse Consommation (BBC), le niveau règlementaire français actuellement le plus élevé (Effinergie). Une vraie maison passive doit être certifiée et doit répondre à des critères précis, édictés par le PassivHaus Institut :
• Le besoin de chauffage doit être inférieure en moyenne à 15 kWh/m²/an. C’est le résultat de l’optimisation économique (pas de système de chauffage indépendant). Pour une maison de 100 m², cela représente donc un maximum de 1500 kWh pour une année complète.
• L’étanchéité à l’air n50 < 0,6 /h : ce critère est difficile à comprendre pour un néophyte, il suffit de savoir que cette étanchéité à l’air est testée à l’aide du “Blower Door Test” (voir le glossaire) et qu’elle signifie l’absence de fuite.• La consommation d’énergie primaire inférieure à 120 kWh/m²/an. L’économie d’énergie est recherchée, il n’est pas raisonnable de la gaspiller dans d’autres appareils que le chauffage, dont le chauffage de l’eau, l’éclairage, l’électroménager et toute autre consommation. Selon la source d’énergie utilisée, la conversion de l’énergie primaire en énergie finale est pénalisante ou non. En tout électrique, cela donne 44 kWh/m²/an au compteur, ce qui est faible. Les énergies renouvelables sont bien plus favorisées par cette conversion.La certification passe par la validation de la conception et le calcul des consommations, puis par le test d’étanchéité à l’air et enfin par un suivi des consommations. Bref, une simple déclaration ne suffit pas ! Méfiez-vous des publicités mensongères, vous en savez maintenant assez pour débusquer les tromperies les plus grossières.
Quelques concepts et abréviations qui reviennent souvent lorsque l’on parle de maison passive

— Bioclimatique : Un habitat bioclimatique est un bâtiment dans lequel le chauffage et la climatisation sont réalisés en tirant le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air. Voir le site wikipedia

— Blower-Door-Test (ou test de la porte) : un test qui vise à déterminer l’étanchéité à l’air d’un bâtiment. Il consiste à insuffler de l’air en surpression à 50 Pa et d’en mesurer les déperditions. Une maison passive ne doit pas avoir une valeur de déperdition de plus de 0,60 par heure. C’est à dire qu’en une heure, moins de 0,6 de son volume d’air ne doit s’en échapper accidentellement…

— Coefficient de récupération de chaleur : il détermine l’efficacité d’un échangeur de chaleur en donnant le pourcentage de la chaleur extraite de l’air sortant retransmise à l’air entrant. On peut atteindre des valeurs allant jusqu’à 90% de chaleur récupérée.

— Coefficient U : Le coefficient de transmission thermique (aussi appelé coefficient d’isolation thermique). Il s’exprime en W/(m2K) et détermine la déperdition de chaleur (exprimée en W) à travers une surface (exprimée en m2) en fonction de la différence de température (exprimée en K) de chaque côté de celle-ci. Le coefficient (anciennement k) s’est imposé comme étant la valeur la plus efficace pour préciser les capacités des matériaux isolants. Quelques données.

— Coefficient λ : Le coefficient de conductivité thermique. Il s’exprime en W/(mK) et chiffre la capacité d’un matériau à conduire (ou pas) la chaleur. Voir “conduction de la chaleur”.

— “Compact” : Fait référence aux “appareils compacts”, “chaufferies compactes”, etc… où la fonction ventilation est associée à un échangeur de chaleur, voire même un chauffage d’appoint… ou encore un ballon d’eau chaude…

— Conduction de la chaleur : c’est la propriété d’un matériau de conduire (ou pas) la chaleur du côté le plus chaud vers celui le plus froid. Celle-ci dépend de l’épaisseur de celui-ci…

— Echangeur de chaleur : Dans les échangeurs de chaleur (ventilation), la chaleur contenue dans l’air sortant y est extraite pour être transmise à l’air frais entrant. Plusieurs types d’échangeurs. Le plus efficace étant celui à flux inversé. Quelque fois il est associé à un chauffage d’appoint, le tout dans un seul appareil “compact”. Voir aussi coefft de récupération de chaleur, compact, VMC.

— Etanchéité à l’air : Pour assurer le confort dans la maison, celle-ci doit éviter ses déperditions accidentelles, notamment d’air chaud. A ce titre son étanchéité à l’air est primordiale.

— Maison passive : Un concept de construction à très basse consommation d’énergie qui les fait souvent appeler “maison sans chauffage”. Le concept est basé sur l’utilisation de la chaleur passive du soleil, sur une très forte isolation (des murs, des fenêtres, etc…), l’absence de ponts thermiques, une grande étanchéité à l’air ainsi que le contrôle de la ventilation. Trois critères permettent de déterminer si un bâtiment peut obtenir le label “maison passive”.

— MOB : Maison à ossature bois. Le bois n’est pas le seul type de construction de la maison passive (même s’il y en a beaucoup). Tous les types de constructions peuvent être “passifs”.

— Pare vapeur : Le pare-vapeur est un film que l’on place du côté intérieur des isolants pour éviter que la vapeur d’eau n’y pénêtre, ce qui réduirait considérablement leur efficacité.

— Ponts thermiques : Dans un bâti, ce sont les endroits ou la chaleur s’échappe plus vite qu’à d’autres. Ceux ci sont généralement dû à l’assemblage des éléments porteurs de l’édifice. Dans la maison passive, il s’agit de réduire ces zones de manière drastique.

— RT2000 : Désormais remplacée par la RT2005. Voir RT2005.

— RT2005 : Réglementation thermique 2005, la réglementation que les bâtiments neufs doivent respecter.

— VMC : Ventilation mécanique contrôlée. Le plus souvent une ventilation fonctionnant en extraction.

“VMC2F” : Ventilation mécanique contrôlée double flux. Elle est rendue nécessaire dans une maison passive puisque celle-ci est par principe étanche à l’air. Mieux la ventilation est couplée à un échangeur de chaleur (voir échangeur de chaleur).

RIBA architecte – DUE Craig Comerford
118 Boulevard de Strasbourg
F-76600 Le Havre – Tél : 02 35 22 62 00
craigcomerford@yahoo.com

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